Le Vietnam attire un nombre croissant d’entreprises étrangères à la recherche de fournisseurs, de sous-traitants, de distributeurs ou de nouveaux débouchés en Asie.
Cependant, participer à une mission commerciale ne consiste pas simplement à réserver un billet d’avion, visiter quelques salons et échanger des cartes de visite. Pour obtenir des résultats, l’entreprise doit préparer son déplacement plusieurs semaines en amont, cibler les bons interlocuteurs et prévoir un véritable processus de suivi après son retour.
En 2027, le Vietnam devrait continuer à occuper une place centrale dans les stratégies de diversification industrielle en Asie. Le pays bénéficie à la fois d’une base manufacturière exportatrice, d’un marché intérieur de plus de 100 millions d’habitants et d’une proximité directe avec les chaînes d’approvisionnement chinoises.
Voici les principaux éléments à prendre en compte avant de participer à une mission commerciale au Vietnam.
Pourquoi envisager le Vietnam en 2027 ?
Le Vietnam entre dans une nouvelle phase de son développement économique. Le pays ne cherche plus seulement à attirer des productions intensives en main-d’œuvre. Il souhaite également développer les industries technologiques, les infrastructures, les composants industriels, les énergies nouvelles et les activités à plus forte valeur ajoutée.
Pour la période 2026-2030, les autorités vietnamiennes ont placé la croissance industrielle, les infrastructures, l’innovation et l’amélioration de la productivité parmi leurs priorités. Le plan d’investissement public à moyen terme prévoit que l’investissement public représente environ 20 à 22 % de l’investissement social total sur cette période.
Les projections économiques restent naturellement soumises aux évolutions du commerce mondial. La Banque mondiale estimait notamment que la croissance vietnamienne pourrait atteindre 7,7 % en 2027, après 6,3 % en 2026. Ces chiffres constituent des prévisions et non des résultats garantis.
Pour les entreprises étrangères, le Vietnam peut répondre à plusieurs objectifs :
diversifier une chaîne d’approvisionnement ;
rechercher un fabricant ou un sous-traitant ;
identifier un distributeur local ;
vendre des équipements industriels ;
trouver un partenaire technologique ;
tester un marché avant une implantation ;
construire une présence commerciale en Asie du Sud-Est.
Le potentiel est réel, mais les opportunités varient fortement selon les secteurs, les régions et le niveau de préparation de l’entreprise.
Le Vietnam dans une stratégie « Chine plus un » en 2027
La stratégie « Chine plus un » consiste à conserver une partie de ses activités en Chine tout en ajoutant un second pays de production ou d’approvisionnement.
L’objectif n’est donc pas nécessairement de remplacer complètement la Chine. Il s’agit plutôt de limiter la dépendance à un seul territoire, à un seul réseau de fournisseurs ou à une seule route logistique.
Le Vietnam dispose de plusieurs avantages pour jouer ce rôle.
Une proximité immédiate avec la Chine
Le nord du Vietnam est directement relié aux provinces industrielles chinoises. Les entreprises vietnamiennes peuvent ainsi importer des matières premières, des composants, des machines et des outillages dans des délais relativement courts.
Cette proximité permet de construire des chaînes d’approvisionnement hybrides :
composants fabriqués en Chine ;
assemblage ou transformation au Vietnam ;
contrôle qualité et conditionnement au Vietnam ;
exportation vers l’Europe, l’Amérique du Nord ou d’autres marchés.
Le Vietnam est donc souvent davantage complémentaire à la Chine qu’entièrement substituable à celle-ci.
Un important réseau d’accords commerciaux
Le Vietnam est intégré à plusieurs accords de libre-échange, dont l’accord entre l’Union européenne et le Vietnam.
Ces accords peuvent faciliter l’accès à certains marchés, mais ils ne doivent jamais être interprétés comme une exemption automatique de droits de douane. L’origine des produits, la transformation réalisée au Vietnam et les règles spécifiques à chaque catégorie doivent être vérifiées.
Une simple opération de réemballage ou d’assemblage limité ne suffit pas nécessairement à conférer une origine vietnamienne.
Une base manufacturière tournée vers l’exportation
Le Vietnam dispose déjà de chaînes industrielles solides dans l’électronique, le textile, la chaussure, le mobilier, l’agroalimentaire et certains secteurs de la fabrication métallique.
Le développement des industries de soutien est également encouragé. En 2025, le pays comptait environ 5 000 entreprises actives dans ces industries, produisant notamment des câbles électriques, des engrenages, des composants plastiques et d’autres pièces destinées au marché local ou à l’exportation.
Les limites à anticiper
Le Vietnam ne dispose pas encore de la profondeur industrielle de la Chine dans toutes les catégories.
Une entreprise peut rencontrer plusieurs difficultés :
matières premières encore importées ;
faible disponibilité de certains composants techniques ;
capacités limitées pour les faibles volumes ;
dépendance à des moules ou équipements chinois ;
différences importantes entre les fournisseurs ;
manque de personnel technique anglophone ;
saturation de certaines usines exportatrices.
En 2027, une stratégie « Chine plus un » sérieuse devra donc être construite sur la résilience, et non uniquement sur l’espoir d’obtenir des prix inférieurs.
La mission commerciale doit permettre de vérifier les capacités réelles du pays pour un produit donné.
Comment préparer sa mission commerciale ?
La préparation devrait commencer deux à trois mois avant le déplacement, voire davantage pour une délégation sectorielle importante.
Clarifier le résultat recherché
Avant de contacter un organisateur, l’entreprise doit définir son objectif principal.
Souhaite-t-elle :
vendre ses produits au Vietnam ;
rechercher un distributeur ;
identifier des fabricants ;
rencontrer des donneurs d’ordre ;
vendre des machines aux industriels vietnamiens ;
explorer une implantation ;
trouver un partenaire de co-développement ;
visiter des usines déjà présélectionnées ?
Ces objectifs ne nécessitent ni les mêmes interlocuteurs ni le même programme.
Une entreprise cherchant des distributeurs devra rencontrer des importateurs, des chaînes de magasins, des agents ou des intégrateurs.
Une entreprise recherchant un fabricant devra plutôt organiser des visites d’usines, des réunions techniques et des discussions sur les prix, les quantités et les capacités.
Préparer une présentation adaptée au marché
Le document présenté aux partenaires vietnamiens doit être court et directement exploitable.
Il peut inclure :
le profil de l’entreprise ;
ses principaux produits ;
ses marchés actuels ;
ses références ;
la proposition de valeur ;
le type de partenariat recherché ;
les volumes envisagés ;
les exigences techniques ;
les prochaines étapes proposées.
Une longue présentation institutionnelle ne remplace pas une proposition commerciale claire.
Les interlocuteurs doivent rapidement comprendre ce que l’entreprise recherche et pourquoi une coopération pourrait être intéressante.
Définir le profil du partenaire idéal
Il est préférable d’établir des critères de sélection avant de rechercher des entreprises locales.
Pour un distributeur, les critères peuvent être :
secteurs couverts ;
nombre de vendeurs ;
portefeuille de marques ;
clientèle existante ;
présence géographique ;
capacité d’importation ;
services après-vente ;
expérience avec des sociétés étrangères.
Pour un fournisseur, il faut notamment examiner :
capacités de production ;
procédés réalisés en interne ;
certifications ;
principaux marchés d’exportation ;
quantités minimales ;
équipements ;
contrôle qualité ;
disponibilité des matières ;
capacité d’ingénierie ;
santé financière et organisation.
Préparer les rendez-vous en amont
Le meilleur programme n’est pas celui qui contient le plus grand nombre de réunions.
Une mission de cinq jours peut par exemple comprendre :
une journée de salon professionnel ;
deux journées de rendez-vous B2B ;
une ou deux journées de visites d’usines ;
une réunion avec une association professionnelle ;
un débriefing final avec l’équipe locale.
Chaque rendez-vous doit avoir un objectif et une prochaine étape attendue.
Quelles industries ont le vent en poupe au Vietnam ?
Le Vietnam présente des opportunités dans de nombreux secteurs. Tous ne sont toutefois pas adaptés aux mêmes entreprises étrangères.
Électronique, composants et assemblage
L’électronique reste l’un des moteurs de l’industrie vietnamienne.
Les opportunités concernent notamment :
l’assemblage électronique ;
les cartes et composants ;
les câbles et faisceaux ;
les boîtiers ;
les équipements électriques ;
les systèmes embarqués ;
l’automatisation ;
les services d’ingénierie ;
les équipements de test.
Le Vietnam souhaite également progresser dans les semi-conducteurs, les technologies numériques, l’intelligence artificielle et la fabrication avancée.
Pour les entreprises européennes, les opportunités ne concernent pas uniquement la sous-traitance. Les usines vietnamiennes ont également besoin de machines, de logiciels, de systèmes de contrôle, d’automatisation et de technologies permettant d’améliorer leur productivité.
Fabrication métallique et équipements industriels
La croissance des infrastructures, de la construction et des investissements industriels alimente la demande dans :
la mécano-soudure ;
la fabrication de structures ;
l’usinage ;
la tôlerie ;
les pièces en acier et aluminium ;
les machines spéciales ;
les convoyeurs ;
les armoires électriques ;
les équipements de manutention ;
les composants mécaniques.
Le marché reste fragmenté. Certaines entreprises sont principalement orientées vers la construction locale, tandis que d’autres disposent d’une véritable expérience des standards internationaux.
Les visites d’usines sont donc indispensables pour vérifier les procédés, les équipements et les systèmes qualité.
Textile, habillement et matériaux souples
Le Vietnam reste une destination majeure pour :
l’habillement ;
les vêtements de sport ;
les vêtements professionnels ;
les chaussures ;
les sacs ;
les accessoires ;
les textiles techniques ;
le linge de maison.
Le secteur évolue vers davantage d’automatisation, de traçabilité et de production responsable.
Une partie des tissus et accessoires reste toutefois importée. Une entreprise devra examiner séparément la capacité de confection et la disponibilité réelle des matières souhaitées.
Mobilier, bois et décoration
Le Vietnam possède un écosystème exportateur important dans :
le mobilier intérieur ;
le mobilier extérieur ;
les produits en bois ;
l’ameublement hôtelier ;
la décoration ;
les produits en bambou et rotin ;
les composants de meubles ;
les revêtements et accessoires.
Le pays est particulièrement adapté aux acheteurs recherchant des partenaires OEM ou ODM, à condition de vérifier la disponibilité des essences, la conformité du bois, les finitions et les quantités minimales.
Agroalimentaire et technologies de transformation
Le développement de la consommation intérieure et des exportations crée des opportunités dans :
les aliments transformés ;
les boissons ;
le café ;
les fruits ;
les produits de la mer ;
les ingrédients ;
les emballages ;
les équipements de transformation ;
la chaîne du froid ;
la traçabilité.
Les entreprises étrangères peuvent intervenir comme acheteurs, fournisseurs d’équipements, marques ou partenaires technologiques.
Énergie, environnement et infrastructures
La croissance économique vietnamienne génère d’importants besoins en électricité, transport et infrastructures.
Les secteurs concernés comprennent :
les énergies renouvelables ;
le stockage d’énergie ;
les équipements électriques ;
l’efficacité énergétique ;
le traitement de l’eau ;
la gestion des déchets ;
les transports ferroviaires ;
les infrastructures portuaires ;
les matériaux de construction ;
les technologies urbaines.
Les projets sont souvent complexes et nécessitent des partenaires locaux capables de naviguer entre les appels d’offres, les autorités, les donneurs d’ordre et les contraintes réglementaires.
Quelles foires internationales cibler en 2027 ?
Un salon doit être sélectionné en fonction du secteur et du type de partenaire recherché. Il est déconseillé de construire toute une mission autour d’un événement sans avoir étudié au préalable sa liste d’exposants.
Certaines dates 2027 sont déjà publiées. Pour les autres salons, le calendrier devra être revérifié auprès des organisateurs avant toute réservation.
VIATT 2027 pour le textile et l’habillement
La Vietnam International Trade Fair for Apparel, Textiles and Textile Technologies est prévue du 24 au 26 février 2027 à Hô Chi Minh-Ville.
VIATT couvre plusieurs segments :
tissus ;
fibres ;
vêtements ;
accessoires ;
textiles de maison ;
textiles techniques ;
machines et technologies ;
solutions de production.
Cet événement peut être pertinent pour les marques, fabricants, acheteurs et fournisseurs de technologies.
Il permet notamment d’identifier des entreprises présentes sur plusieurs étapes de la chaîne textile. Une visite du salon peut être complétée par des rendez-vous avec des usines de confection autour de Hô Chi Minh-Ville, Bình Dương, Đồng Nai ou dans d’autres provinces industrielles.
HawaExpo 2027 pour le mobilier
HawaExpo 2027 est annoncé du 3 au 6 mars 2027 au SECC de Hô Chi Minh-Ville. Le salon présente des fabricants vietnamiens de mobilier, des marques, des fournisseurs de matériaux et des PME exportatrices.
Les catégories comprennent notamment :
mobilier de salon ;
chambres ;
cuisines ;
mobilier extérieur ;
mobilier de bureau ;
décoration ;
bambou et rotin ;
tapis et revêtements ;
mobilier hôtelier.
Le salon propose également des possibilités de rencontres B2B et de visites d’usines.
Pour un acheteur, l’enjeu consiste à distinguer les entreprises qui exposent leurs propres capacités de production de celles qui présentent essentiellement une activité de négoce.
Vietnam Expo 2027 pour une mission multisectorielle
La 36e édition de Vietnam Expo 2027 est annoncée à partir du 13 mai 2027. L’événement est soutenu par le ministère vietnamien de l’Industrie et du Commerce et accueille des pavillons internationaux ainsi que différentes catégories de produits et d’équipements.
Ce salon peut convenir à une délégation multisectorielle ou à une première exploration du marché.
Il est toutefois préférable de ne pas se limiter à la visite des stands. Les entreprises devraient demander la liste des exposants en amont et organiser des rendez-vous séparés avec les contacts les plus pertinents.
Global Sourcing Fair Vietnam
Global Sourcing Fair Vietnam est principalement orienté vers les produits de consommation et les fabricants exportateurs.
Les catégories présentées lors des éditions récentes comprennent notamment :
mode et accessoires ;
chaussures ;
mobilier ;
articles pour la maison ;
cadeaux ;
emballages ;
produits de consommation.
L’édition 2027 est annoncée du 22 au 24 avril 2027 par les canaux de l’événement. Cette date devra néanmoins être confirmée directement auprès de l’organisateur avant de réserver le déplacement.
Ce salon est particulièrement adapté aux acheteurs recherchant des produits finis, des collections existantes, des possibilités de marque privée ou des capacités OEM et ODM.
Vietnam International Sourcing
Vietnam International Sourcing réunit des fabricants vietnamiens, des exportateurs, des importateurs, des chaînes de distribution et des délégations étrangères.
L’événement s’adresse notamment :
aux acheteurs internationaux ;
aux distributeurs ;
aux chaînes de magasins ;
aux entreprises de commerce électronique ;
aux fabricants vietnamiens recherchant des débouchés.
Les éditions récentes ont également intégré des conférences sur la production verte, les exportations durables, l’agroalimentaire et la diversification des marchés.
Les dates précises de l’édition 2027 devront être confirmées lorsqu’elles seront officiellement publiées.
Autres événements à considérer
Selon les secteurs, une mission peut également être organisée autour de :
ProPak Vietnam pour la transformation et l’emballage ;
Vietnam Foodexpo pour l’agroalimentaire ;
Vietnam Manufacturing Expo pour la production industrielle ;
Automechanika Ho Chi Minh City pour l’automobile ;
Vietnam Medi-Pharm pour la santé ;
Vietbuild pour la construction ;
Greenergy Expo pour l’énergie ;
des salons spécialisés dans l’électronique, la logistique ou les technologies environnementales.
Pour les événements dont les dates 2027 ne sont pas encore officiellement publiées, il est préférable de prévoir une période indicative puis de confirmer les vols et hôtels après l’annonce de l’organisateur.
Comment utiliser efficacement un salon professionnel ?
Une visite de salon produit rarement des résultats lorsqu’elle est totalement improvisée.
Télécharger la liste des exposants
Quelques semaines avant le salon, l’entreprise doit classer les exposants en plusieurs catégories :
priorité élevée ;
intérêt à confirmer ;
fournisseurs de remplacement ;
acteurs à rencontrer uniquement sur place ;
concurrents ou partenaires potentiels.
Contacter les entreprises avant l’événement
Un message doit être envoyé avant la mission afin de présenter :
l’entreprise étrangère ;
son projet ;
les produits recherchés ;
les volumes ou marchés visés ;
la proposition de rendez-vous ;
les documents techniques disponibles.
Un stand peut être très occupé. Un rendez-vous convenu à l’avance permet généralement d’obtenir un échange plus sérieux.
Ne pas rester uniquement dans le salon
Les meilleurs fabricants ne participent pas nécessairement à tous les salons. Certains fournisseurs qualifiés n’exposent jamais.
Une mission pertinente doit donc combiner :
rencontres sur le salon ;
rendez-vous en ville ;
visites d’usines ;
entretiens avec des associations sectorielles ;
réunions avec des distributeurs ou clients.
Prévoir une qualification après le salon
Une belle présentation commerciale ne prouve pas la capacité réelle d’une entreprise.
Après un premier contact, il peut être nécessaire de demander :
les documents juridiques ;
une présentation d’usine ;
une liste d’équipements ;
des certifications ;
des références d’exportation ;
des échantillons ;
une offre ;
une visite du site de production.
Quels prestataires peuvent accompagner une mission sur le terrain ?
Une mission commerciale peut être organisée par une chambre de commerce, une association professionnelle, une agence publique ou un cabinet privé.
Pour une entreprise recherchant un accompagnement opérationnel au Vietnam, plusieurs prestataires privés peuvent être considérés, notamment MoveToAsia, FVSource et FranceVietnam.com.
MoveToAsia
MoveToAsia, souvent abrégé MTA, accompagne des entreprises étrangères dans leurs activités de sourcing, de développement commercial et de production en Asie du Sud-Est.
Au Vietnam, son intervention peut inclure :
la préparation d’une mission ;
la recherche d’entreprises ;
la qualification de fournisseurs ;
la prise de rendez-vous ;
l’organisation de visites d’usines ;
l’accompagnement bilingue ;
l’assistance pendant un salon ;
le suivi des échanges après la mission.
MoveToAsia peut être particulièrement adapté aux PME qui souhaitent combiner une première compréhension du marché avec des démarches concrètes auprès de fabricants ou de partenaires locaux.
La présence d’une équipe sur le terrain permet également de poursuivre les échanges lorsque l’entreprise étrangère est rentrée dans son pays.
FVSource
FVSource est davantage positionné sur la sous-traitance industrielle, le sourcing et le pilotage de projets manufacturiers.
Ses domaines d’intervention comprennent notamment :
la fabrication métallique ;
les composants industriels ;
le mobilier ;
le textile ;
les plastiques ;
l’électronique ;
les équipements et assemblages.
L’entreprise présente notamment une expérience auprès de fabricants d’acier et d’aluminium au Vietnam pour des pièces fabriquées, des structures soudées et des composants de précision.
FVSource peut intervenir lorsqu’une mission nécessite une analyse plus technique des fournisseurs :
vérification des procédés ;
comparaison des capacités ;
collecte d’offres ;
organisation de réunions d’ingénierie ;
audits ;
contrôle qualité ;
suivi de production.
Cet accompagnement peut convenir aux entreprises qui ne veulent pas simplement découvrir des usines, mais souhaitent construire une chaîne d’approvisionnement ou un projet industriel durable.
FranceVietnam
FranceVietnam est orienté vers les relations commerciales entre la France et le Vietnam.
Un prestataire spécialisé sur cet axe peut être pertinent pour :
accompagner une délégation française ;
rechercher des partenaires commerciaux ;
préparer des rendez-vous B2B ;
apporter un soutien bilingue ;
expliquer les pratiques locales ;
faciliter les premiers échanges interculturels ;
accompagner un projet d’entrée sur le marché.
Cette option peut intéresser les entreprises souhaitant travailler avec un interlocuteur spécifiquement positionné sur le corridor franco-vietnamien.
Comment comparer les prestataires ?
Avant de signer, l’entreprise devrait demander une proposition décrivant clairement :
le nombre d’entreprises recherchées ;
les critères de qualification ;
le nombre de rendez-vous visé ;
la méthode de prise de contact ;
les secteurs couverts ;
les villes incluses ;
les déplacements prévus ;
les livrables ;
l’accompagnement pendant les réunions ;
le suivi après la mission ;
les coûts supplémentaires éventuels.
Il est également utile de vérifier si le prestataire organise uniquement le programme ou s’il peut réellement poursuivre le travail commercial et industriel après le déplacement.
La capacité de suivi est souvent plus importante que l’organisation logistique elle-même.
Les idées reçues sur le Vietnam
De nombreuses entreprises arrivent au Vietnam avec une vision trop simplifiée du pays.
« Tout est moins cher qu’en Chine »
Le Vietnam peut offrir des coûts compétitifs, mais il n’est pas systématiquement moins cher.
Les prix dépendent :
des volumes ;
des matières premières ;
des procédés ;
de l’origine des composants ;
des investissements nécessaires ;
des coûts logistiques ;
de la complexité du produit.
Une usine vietnamienne important ses matières de Chine peut proposer un prix comparable, voire supérieur, à celui d’un fournisseur chinois.
Le principal intérêt du Vietnam peut résider dans la diversification, l’accès commercial, la flexibilité ou la réduction d’un risque géographique, plutôt que dans une économie immédiate.
« Toutes les usines acceptent les petites commandes »
Les fabricants exportateurs les plus structurés recherchent souvent des commandes récurrentes et des volumes suffisants.
Les petites séries sont parfois possibles, mais elles peuvent entraîner :
un prix unitaire élevé ;
des frais de développement ;
des quantités minimales de matière ;
des délais plus longs ;
une priorité de production réduite.
Une PME doit donc présenter un potentiel crédible et une trajectoire de croissance, même lorsque sa première commande reste modeste.
« Un bon contact suffit pour lancer la production »
Une relation personnelle peut faciliter les échanges, mais elle ne remplace pas les vérifications.
Avant de commander, il faut confirmer :
l’identité juridique ;
la propriété de l’usine ;
les capacités ;
les sous-traitants utilisés ;
les conditions de paiement ;
les spécifications ;
le processus d’échantillonnage ;
les critères de contrôle ;
les responsabilités de chaque partie.
Un accord verbal ou une relation chaleureuse ne garantit pas la conformité du produit.
« Le oui signifie que le projet est accepté »
Dans certaines situations, un interlocuteur peut répondre positivement pour éviter une confrontation directe ou maintenir une bonne relation.
Ce « oui » peut signifier :
j’ai compris ;
je vais étudier la demande ;
cela semble envisageable ;
je ne souhaite pas refuser maintenant ;
je dois consulter ma direction.
L’entreprise étrangère doit donc valider l’accord par des actions concrètes : devis, échantillon, calendrier, documentation ou réunion technique.
« Tous les fournisseurs travaillent directement pour l’exportation »
Certaines entreprises identifiées comme fabricants peuvent être :
des sociétés commerciales ;
des intermédiaires ;
des ateliers ;
des assembleurs ;
des usines dépendantes de nombreux sous-traitants.
Cela n’est pas nécessairement problématique, mais le rôle réel de chaque acteur doit être compris.
Une mission sur le terrain permet de vérifier qui produit réellement quoi.
« Le Vietnam est un marché homogène »
Le nord, le centre et le sud présentent des écosystèmes différents.
Le nord est notamment important pour l’électronique, les composants, l’industrie lourde et les chaînes d’approvisionnement proches de la Chine.
Le sud dispose d’un tissu très diversifié dans les biens de consommation, le mobilier, le textile, les plastiques, l’agroalimentaire et les activités commerciales.
Le centre accueille également des acteurs industriels importants, notamment autour de Đà Nẵng, Quảng Nam et certaines zones économiques.
Le choix de la ville doit donc dépendre du secteur, et non uniquement de la disponibilité des vols.
« Une semaine suffit pour conclure un partenariat »
Une mission commerciale peut permettre d’identifier des partenaires et de lancer les discussions. Elle suffit rarement à finaliser une coopération complexe.
Après le déplacement, plusieurs étapes peuvent encore être nécessaires :
échanges techniques ;
demande de prix ;
vérification de l’entreprise ;
échantillonnage ;
négociation ;
audit ;
contrat ;
commande pilote ;
contrôle de production.
Le succès doit être mesuré par la qualité des prochaines étapes obtenues, et non seulement par le nombre de cartes de visite collectées.
Transformer la mission en plan d’action
Une mission commerciale réussie devrait se terminer par une feuille de route.
Pour chaque entreprise rencontrée, il faut consigner :
son niveau de pertinence ;
les personnes décisionnaires ;
les informations obtenues ;
les risques identifiés ;
les documents attendus ;
la prochaine action ;
le responsable du suivi ;
l’échéance.
Les contacts peuvent ensuite être classés en trois groupes :
Priorité immédiate
Entreprises avec lesquelles un projet, une offre ou une qualification doit être lancé rapidement.
Potentiel à développer
Contacts intéressants, mais nécessitant davantage d’informations ou un calendrier plus long.
Contacts secondaires
Entreprises à conserver dans la base de données, sans action prioritaire.
Un premier message de suivi devrait idéalement être envoyé dans les quelques jours suivant la réunion. Plus le délai est long, plus le contexte et l’attention du partenaire risquent de se perdre.
Conclusion : le Vietnam en 2027, une opportunité à préparer sérieusement
En 2027, le Vietnam devrait rester une destination majeure pour les entreprises qui souhaitent diversifier leurs achats, rechercher des partenaires industriels ou se développer commercialement en Asie.
Son principal avantage ne repose pas sur un unique facteur. Il résulte de la combinaison de plusieurs éléments :
proximité avec la Chine ;
base industrielle exportatrice ;
population importante ;
intégration commerciale ;
investissements dans les infrastructures ;
développement des industries de soutien ;
ambition de progresser vers des activités à plus forte valeur ajoutée.
Le Vietnam ne constitue toutefois ni une solution universelle ni une simple copie moins chère de la Chine.
Les meilleurs résultats seront obtenus par les entreprises capables de définir précisément leur projet, de cibler les bons événements, de qualifier leurs interlocuteurs avant le déplacement et de maintenir un suivi local après la mission.
Une mission commerciale bien préparée ne doit pas seulement permettre de découvrir le Vietnam. Elle doit produire une sélection de partenaires crédibles, des prochaines étapes mesurables et une décision plus éclairée sur la place que le pays peut occuper dans la stratégie internationale de l’entreprise.



